Ishmael, extrait sur l’agriculture
23 janvier 2009
Extrait d’Ishmael, de Daniel Quinn.
Ishmael est le premier roman d’une suite comprenant “Story of B”, “My Ishmael” et “Beyond Civilization”. Ishmael relate un dialogue socratique entre un gorille et son élève humain. Quinn y oppose la culture des Preneurs (Takers) à celle des Laisseurs (Leavers). La première représente la culture de l’immense majorité des Hommes, ceux issus des peuples agriculteurs. La seconde représente celle des chasseurs-cueilleurs, que ce soit nos ancêtres préhistoriques ou les rares peuples chasseurs-cueilleurs encore vivants. L’extrait prend place après qu’Ishmael ait demandé à son élève de lui donner la loi ou l’ensemble de lois qui président la communauté de la vie depuis son origine.
“Bon. Comme je vois les choses, il y a quatre choses que les Preneurs font et qui ne sont jamais faites par le reste de la communauté, et ces choses sont fondamentales à leur système de civilisation. Premièrement, ils exterminent leurs concurrents, ce qui n’ai jamais arrivé dans la nature. Dans la nature, les animaux défendent leur territoire et leur butin, envahissent le territoire de leurs concurrents et préemptent leurs proies. Certaines espèces comptent même des concurrents parmi leurs proies, mais ils ne chassent jamais leurs rivaux juste pour les tuer, comme le font les éleveurs et les cultivateurs avec les coyotes, les renards et les corbeaux. Ce qu’ils chassent, ils le mangent.”
Ishmael acquiesça. “Notons cependant qu’il y a des animaux qui tuent aussi pour se protéger, ou même s’ils se sentent seulement menacés. Par exemple des babouins peuvent attaquer un léopard qui ne les a pas attaqués. Ce qu’il faut voir, c’est que bien que les babouins vont aller rechercher de la nourriture, ils n’iront jamais chercher un léopard.”
“Je ne suis pas sûr de voir ce que vous voulez dire.”
“Je dis qu’en absence de nourriture, les babouins s’organisent entre eux pour trouver un repas, mais en l’absence de léopard, ils ne vont jamais s’organiser pour trouver un léopard. Autrement dit, c’est comme vous avez dit : quand les animaux vont chasser —même les animaux extrêmement agressifs comme les babouins— c’est pour obtenir de la nourriture, pas pour exterminer des concurrents ou même des animaux qui les chassent.”
“D’accord, je vois ce que vous voulez dire maintenant”
“Et comment pouvez vous savoir que cette loi est invariablement observée ? Je veux dire, mis à part le fait que l’on n’a jamais vu des rivaux s’exterminer les uns les autres, dans ce que vous appelez la nature.”
“Si elle n’était pas scrupuleusement respectée, alors comme vous avez dit, les choses ne seraient pas ce qu’elles sont. Si les concurrents se chassaient les uns les autres juste pour se tuer, alors il n’y aurait plus de rivaux. Il y aurait seulement une espèce à chaque niveau de compétition : la plus forte.”
“Continuez”
“Ensuite, les Preneurs détruisent systématiquement la nourriture de leurs concurrents pour faire place à la leur. Rien de tel ne se passe dans la communauté sauvage. La règle est : prenez ce dont vous avez besoin, et laissez le reste tranquille”.
Ishamel acquiesça.
“Ensuite, les Preneurs refusent l’accès à la nourriture à leurs concurrents. Dans la nature, la règle est : vous pouvez protéger l’accès à ce que vous mangez, mais vous ne devait pas interdire l’accès à la nourriture en général. Autrement dit, vous pouvez dire “cette gazelle est la mienne”, mais vous ne pouvez pas dire “toutes les gazelles sont à moi”. Le lion défend ses prises comme siennes, mais pas le troupeau entier.
“C’est exact. Mais supposez que vous avez produit votre propre troupeau, de zéro, pour ainsi dire. Est-ce que vous pourriez prétendre que le troupeau vous appartient ?”
“Je ne sais pas. Je suppose, tant que votre politique n’est pas de dire que tous les troupeaux du monde sont les votre.”
“Et à propos d’interdire l’accès de ce que vous cultivez à vos concurrents ?”
“Notre politique est : chaque mètre carré de cette planète nous appartient, alors si nous cultivons tout cet espace, alors par malchance tous nos concurrents devront s’éteindre. Notre politique est d’interdire l’accès de toute la nourriture du monde à nos concurrents, et c’est quelque chose qu’aucune autre espèce ne fait.”
“Les abeilles vous interdiront l’accès à ce qu’il y a à l’intérieur de leur ruche dans le pommier, mais ne vous interdiront pas l’accès aux pommes.”
“C’est juste.”
“Bien. Vous avez dit qu’il y avait une quatrième loi que les Preneurs mettent en oeuvre et qui ne se retrouve pas à l’état naturel”
“Oui. À l’état sauvage, le lion tue une gazelle et la mange. Il ne tue pas une deuxième gazelle pour la mettre de côté pour le lendemain. Les biches mangent l’herbe qui est là. Elles ne coupent pas l’herbe pour la mettre de côté pour l’hiver. Mais les Preneurs font ces choses.”
“Vous semblez moins sûr sur ce point.”
“Oui, j’en suis moins sûr. Il y a des espèces qui stockent de la nourriture, mais la plupart ne le font pas”.
“Dans ce cas, vous avez raté l’essentiel. Chaque créature stocke de la nourriture. la plupart la stocke simplement dans leur corps, comme le font le lion et la biche. Pour d’autres, ça ne va pas avec leurs adaptations, et elles doivent la stockée de manière externe.”
“D’accord, je vois”.
“Il n’y a pas d’interdiction au stockage de nourriture tel quel. Ça ne pourrait pas, car c’est ce qui fait fonctionner tout le système : les plantes vertes stockent la nourriture pour les herbivores, les herbivores stockent la nourriture pour les carnivores, et ainsi de suite.”
“C’est vrai, je n’y avais pas pensé de cette façon.”
“N’y a t-il rien d’autre que les Preneurs font et qui n’a jamais été fait dans le reste de la communauté vivante ?”
“Rien que je puisse voir. Rien qui semble pertinent pour faire fonctionner une communauté.”
“Cette loi que vous avez admirablement bien décrite définit les limites de la compétition dans la communauté vivante. Vous pouvez concurrencer avec toutes vos possibilités, mais vous ne pouvez pas chasser vos rivaux ou détruire leur nourriture ou leur en interdire l’accès. En d’autres termes, vous pouvez concurrencer, mais pas faire la guerre.”
“Oui. Comme vous avez dit, c’est la loi garante de la paix.”
“Et qu’elle est l’effet de cette loi ? Qu’est ce qu’elle promeut ?”
“L’ordre”
“Oui, mais je suis sur quelque chose d’autre maintenant. Qu’est ce qui se passerait si cette loi avait été abrogée il y a dix millions d’années ? Comment serait la communauté ?”
“Encore une fois, je dirais qu’il n’y aurait plus qu’une forme de vie à chaque étage de concurrence. Si tous les concurrents pour l’herbe se faisaient la guerre depuis dix millions d’années, je pense qu’un gagnant aurait émergé depuis. Ou peut être qu’il y aurait eu un vainqueur insecte, un vainqueur aviaire, un vainqueur reptile etc. Cela se reproduirait à chaque étage.”
“Alors qu’est ce que la loi promeut ? Qu’elle est la différence entre cette communauté et la communauté actuelle ?”
“La diversité.”
“Bien entendu. Et quel est l’avantage de la diversité ?”
“Je ne sais pas. C’est sûrement plus … intéressant.”
“Quel est le problème d’une communauté qui ne compte que de l’herbe, des gazelles et des lions ? Ou une communauté qui ne contient rien d’autre que du riz et des Hommes ?”
J’ai regardé dans le vide un moment. “Je pense qu’une communauté comme ça serait écologiquement fragile. Elle serait hautement vulnérable. Un changement des conditions existantes, et tout peut s’effondrer.”
Ishmael acquiesça. “La diversité est un facteur de survie de la communauté elle-même. Une communauté d’une centaine de million d’espèces peut survivre à pratiquement n’importe quoi à part une catastrophe globale. Parmi cette centaine de millions, il y en a des milliers qui pourraient survivre à une baisse de vingt degrés de la température globale — qui serait bien plus dévastatrice que ça en à l’air. Dans cette centaine de millions il y en a des milliers qui pourraient survivre à une hausse de la température de vingt degrés. Mais une communauté d’une centaine ou d’un millier d’espèces n’a aucune possibilité de survivre.”
“Exact. Et c’est la diversité qui est prise pour cible ici. Chaque jour des douzaines d’espèces disparaissent directement à cause de la manière de combattre illégale des Preneurs.”
“Maintenant que vous savez qu’il y a une loi impliquée, est-ce que ça fait une différence dans la perception que vous avez de ce qui se passe ?”
“Oui. Je ne pense plus que l’on fait une bourde. Nous ne détruisons pas le monde parce que nous sommes maladroits. Nous détruisons le monde parce que nous sommes, littéralement et délibérément en guerre contre lui.”
“Comme vous l’avez expliqué, la communauté vivante serait détruite si toutes les espèces s’extrayaient des règles de la compétition prévues par cette loi. Mais que ce passerait-il si une seule de ces espèces s’en affranchissait ?”
“Vous voulez dire, autre que les Hommes ?”
“Oui. Bien sûr, elle devrait posséder une habileté et une détermination quasi humaine. Supposez que vous êtes une hyène. Pourquoi devriez-vous partager le gibier avec ces lions paresseux et dominateurs ? C’est toujours la même chose : vous tuez un zèbre, et le lion arrive, vous repousse, et se sert pendant que vous attendez les restes. Est-ce juste ?”
“Je pensais que ça se passait dans l’autre sens— que les lions tuaient et que les hyènes les harcelaient.”
“Les lions tuent, bien sûr, mais ils se contentent parfaitement de s’approprier les proies des autres s’ils peuvent.”
“Ok”
“Donc vous en avez marre. qu’est ce que vous allez faire ?”
“Exterminer les lions”
“Et quels en sont les effets ?”
“Plus de tracas”
“De quoi les lions vivaient-ils ?”
“De gazelles. De zèbres. De gibier.”
“Maintenant il n’y a plus de lions. Quelles conséquences sur vous ?”
“Je vois ou vous voulez en venir. Il y a plus de gibier pour nous.”
“Et que se passe t-il quand il y a plus de gibier pour vous ?”
Je le regardai avec des yeux vides.
“Bon. Je supposais que vous connaissiez le B A BA de l’écologie. Dans la communauté sauvage, dès que le nourriture d’une population augmente, cette population augmente. Comme cette population augmente, ses approvisionnement en nourriture diminuent, et comme ses approvisionnements diminuent, cette population diminue. C’est cette interaction entre populations de proies et populations prédatrices qui permet que tout soit en équilibre.”
“Je le savais. C’est juste que je n’y pensais pas.”
“Eh bien”, dit Ishmael en fronçant les sourcils d’un air perplexe, “pensez.”
Je ris. “Ok, alors, les lions partis, il y a plus de nourriture pour les hyènes, et notre population augmente. Elle augmente au point que le gibier se fait rare, alors elle commence à se rétrécir.”
“Ça devrait être le cas en condition normale, mais vous avez changé ces conditions. Vous avez décidé que la loi de la compétition limitée ne s’applique pas aux hyènes.”
“Exact. Alors nous avons exterminé nos adversaires.”
“Ne me faites pas vous tirer chaque mot de la bouche. Je veux que vous travailliez.”
“Ok, voyons voir. Après que nous ayons exterminé nos concurrents pour le gibier … notre population augmente jusqu’à ce que le gibier se fasse rare. Il n’y a plus de rivaux à exterminer, alors nous devons augmenter la population de gibier … je vois mal les hyènes en éleveuses.”
“Vous avez tué tous vos concurrents pour le gibiers, mais votre gibier à des rivaux eux aussi — des rivaux pour l’herbe. Ce sont maintenant vos rivaux. Tuez les et il y aura plus d’herbe pour votre gibier.”
“Exact. Plus d’herbe pour le gibier signifie plus de gibier pour les hyènes, plus de hyènes signifie … que reste t-il à tuer ?.” Ishmael souleva ses sourcils. “Il ne reste plus rien à tuer”.
“Réfléchissez.”
Je réfléchis. “Ok. nous avons exterminé tous nos concurrents directs et indirects. Maintenant il reste un nouveau concurrent—les plantes en compétition pour l’espace et la lumière avec l’herbe.”
“C’est exact. alors il y aura plus d’herbe pour votre gibier et plus de gibier pour vous.”
“Amusant … C’est considéré comme un travail quasi sacré par les agriculteurs et les éleveurs. Exterminez tout ce que vous ne pouvez pas manger. Exterminez tout ce que ne mange pas ce que vous mangez.
“C’est un travail sacré dans la culture des Preneurs. Plus vous détruisez de concurrents, plus il peut y avoir d’Hommes sur Terre, et cela rend ce travail le plus sacré qui soit. Une fois que vous vous êtes extrait de la loi de compétition limitée, tout dans le monde à l’exception de votre nourriture et de la nourriture de votre nourriture devient un ennemi à abattre.”
“J’ai une question. Je me demande si l’agriculture elle-même n’est pas contraire à cette loi. Je veux dire, ça semble contraire à cette loi par définition.”
“Ça l’est, si votre seule définition est celle des Preneurs. Mais il y a d’autres définitions. L’agriculture ne doit pas forcément être une guerre faite à toute vie qui ne contribue pas à votre croissance.”
Les livres de Daniel Quinn sont disponible en anglais ici.
L’agriculture en question
22 janvier 2009
L’agriculture en question
The question of cultivation
Green Anarchy, Back to the Basics, vol. 3.
Les différentes manières de vivre des chasseurs-cueilleurs nourrissent nos espoirs d’une communauté humaine proche de la Nature émergeant de l’ère post-industrielle, mais pas de manière exclusive. Les premières pratiques horticoles qui étaient (et sont toujours dans certaines endroits) utilisées durant la période de transition entre la chasse-cueillette et l’agriculture combinent ces deux choses. À l’échelle d’une bio-région, et en dehors de tout contexte commercial, elles fournissent un modèle clair pour vivre en accord avec la Nature plus tangible sur le court terme. Même pour ce type de vie, nous avons besoin de connaissances perdues par la culture industrielle.
La permaculture est une adaptation moderne des premières méthode horticoles utilisées dans le monde. C’est une méthode et une vision utiles qui peut nourrir un mode de vie proche de la Nature, mais les différences avec entre la Permaculture et la chasse-cueillette ne devraient pas être négligées. Elles sont distinctement différentes dans leurs motivations. Alors que la permaculture est appropriée à bien des égards étant donnée la crise écologique à laquelle nous sommes confrontés (la démographie et les désirs aliénants des gens pour certaines avantages), toute pratique impliquant la manipulation et le contrôle de la Nature devrait être être mise en doute — pas seulement pour ses effets à long terme sur la stabilité écologique, mais aussi par les modèles psychiques et psychologiques qu’elle grave en nous et qui peuvent reproduire un déséquilibre social.
Un style de vie de chasseur-cueilleur permet la liberté de cueillir ce qui est nécessaire à court terme, en prévoyant que davantage pourra être cueilli quand ce sera nécessaire. Cette existence est souvent vue comme un “régime alimentaire de famine” à cause de ces incertitudes, bien que l’abondance de diversité autour de nous fournit un haut niveau de ésécurité alimentaire”. Si un chêne ne donne pas de glands pendant une année, il est probable que des pécaniers ou des noyers produiront quelques noix à la place. Si vous faites une randonnée dans la forêt pour chasser un chevreuil, vous n’en verrez peut être pas,mais vous pourriez croiser une volaille ou une dinde à la place. Maintenir la connaissance d’un chasseur-cueilleur est une activité plus fondamentale encore pour notre survie et notre liberté vis-à-vis de la domination que produire notre propre nourriture.
À l’opposé, le style de vie sédentaire requis par les systèmes agricoles pose les bases de conflits territoriaux plus rigide et de l’érosion des sols continuellement travaillés. Le stockage des surplus de production crée un pouvoir malsain aux propriétaires et aux gestionnaires qui contrôlent ces surplus. Comme ils deviennent plus dépendants de la réussite d’une nourriture moins diverse, les systèmes agricoles justifient souvent l’exploitation des ressources de la Nature pour sécuriser leur approvisionnement. La dépendance vis-à-vis du succès des cultures peuvent forcer les communautés horticoles à perdre leur contrôle sur les relations sociales : quand l’approvisionnement en nourriture d’un groupe dépend de la production de cultures, il est moins probable qu’il se scinde pour former un nouveau groupe, comme c’est le cas chez les chasseurs-cueilleurs.
Même avec la permaculture et le micro-jardinage, les dynamiques de domestications sont an action. Un petit espace est réclamé par un Homme, une multitude d’espèces qui sont vues comme des compétiteurs d’un petit nombre d’espèces désirées par l’Homme, mais qui poussent à cet endroit à l’état naturel, sont supprimées. Avec la permaculture, ces espaces sont cultivés dans le jardin d’une manière qui singe la Nature, en fournissant des arrangements de plantes à plusieurs étages et en créant un cycle fermé pour l’eau et les autres nutriments. Les pratiques d’aménagement de “paysages comestibles” et de préservation des plantes médicinales indigènes peuvent aussi compléter la culture de légumes au jardin. Ces méthodes sont définitivement des tentatives pour sortir de ce qui a été appelé “l’agriculture totalitaire”, et sont utiles dans le contexte présent. Mais l’on ne devrait pas oublier que c’est dans les anciennes expériences de chasseurs-cueilleurs qui ont dominé notre Histoire en tant qu’espèce que ce trouve vraiment nos racines naturelles. Le paysage primitif était lui-même influencé par les humains, qui brûlaient souvent des espaces pour rendre plus facile la recherche du gibier et améliorer la croissance des baies et des espèces pionnières. La limite de l’influence humaine sur la Nature est floue, et elle devrait être regardée sous l’angle de l’expérience pour être vraiment étudiée.
Domaines qui relient l’agriculture et la chasse-cueillette :
Permaculture : Une approche holistique de la productionde nourriture, qui met l’accent sur l’utilisation des modèles et ressources de la Nature plutôt que leur contrôle à l’aide d’énergie et d’intrants externes.
Livres : Permaculture Activist magazine, Gaia’s Garden, et The Permaculture Garden de Graham Bell.
Sur internet : www.permaculture.org, forum.permacultureweb.fr (NDT)
Forêt comestible : Les fôrets comestibles contiennent généralement une collection diverse de plantes arrangées en plusieurs étages, sous une bonne profondeur de mulch. Ces plantes produisent des fleurs, de la nourriture et d’autres produits utiles à l’Homme. Les plantes fonctionnent ensemble, ainsi qu’avec les insects et les autres animaux qui lesutilisent comme habitat, comme dans un véritable système écologique. Les peuples indigènes à travers les tropiques ont créé des jardins similaires depuis des siècles. Ces jardins, appelés jardins familiaux tropicaux, incluent des plantes diverses arangées en plusieurs niveaux, et qui par beaucoup d’aspects imitent la structure et la fonction écologique des forêts naturelles alentours. Robert Hart et d’autres ont appliqué les même principes à la conception de jardins qui ont pour modèle les forêts de feuillus tempérées.
Livres : Forest Gardening de Robert Hart et How to Make a Forest Garden de Patrick Whitefield
Agriculture naturelle : Fukuoka est un agro-philosophe japonais qui a développé une méthode d’agriculture appelée “agriculture naturelle”, en réponse aux méthodes de l’agriculture biologique moderne qui dégradent les sols. Il encourage les méthodes de culture de plantes à grains sans labour, et l’idée de laisser la Nature faire le travail à notre place. Il a écrit un livre important appelé “La révolution d’un seul brin de paille” (traduit en français, NDT) et à introduit l’idée de “billes d’argile” qui contiennent des centaines de graines dans son livre “L’agriculture Naturelle” (traduit en français, NDT).
Sur internet : ww.seedballs.com
Paysagisme nourricier (edible landscaping) : La pratique de planter des plantes pérennes comme des fruits, des noix, des tubercules et des légumes verts, à l’intérieur et aux alentours de son jardin pour fournir un apport constant en nourriture nécessitant peu ou pas de travail. La connaissance et l’utilisation des plantes sauvages comestibles locales sont particulièrement importants.
Livres : Designing and Maintaining Your Edible Landscape de Robert Kourik, Edible Landscaping de Rosalind Creasy, et Forest Gardening de Robert Hart.
Plante locales : Plantes qui poussent et qui ont évolué naturellement dans les écosystèmes sauvages de sa région, que se soit une prairie, un désert ou une forêt, et qui peuvent être cultivées et encouragées dans son jardin ou dans les endroits sauvages aux alentours de sa maison.
Sur internet : www.nativeseeds.org et www.unitedplantsavers.org
La belle verte
21 janvier 2009
La Belle Verte, Coline Serreau (1996).
Quelque part dans l’univers existe une planète où les habitants évolués et heureux vivent en parfaite harmonie avec la nature. De temps en temps, quelques uns d’entre eux partent en excursion sur d’autres planètes. Curieusement, depuis 200 ans, plus personne ne veut aller sur la planète Terre. Or un jour, pour des raisons personnelles, une femme décide de se porter volontaire. Et c’est ainsi que les Terriens la voient atterrir en plein Paris. (source)
